Du 8 au 26 août, rediffusion du « meilleur de l’année » 
depuis septembre dernier

Il y avait une chanson connue intitulée « Si j’étais Président », certains s’en souviennent peut-être. Alors, parodions cette chanson avec une note à tout le réseau Adecco qui pourrait porter pour titre : « Si j’étais Président du groupe Adecco France ». Voilà ce que cela pourrait donner : 
« Cher(e)s collaborateurs, collaboratrices et collègues,

Comme vous avez pu le lire ici et là dans la presse, les résultats du troisième trimestre, pour le groupe Adecco, sont tombés et ils sont bons. Très bons même.Je suis fier de vous annoncer que vos efforts ont permis à Adecco de réaliser un troisième trimestre dont le bénéfice net progresse de 42 % à 128 M€ et le chiffre d’affaires de + 36% (5,05 Md€). Quant au résultat d’exploitation c’est carrément de 69 % qu’il a augmenté. Cerise sur le gâteau, notre marge s’est accrue de 3,6% à 4,5%.La performance globale du groupe a dépassé, de loin, les attentes des analystes les mieux avisés et elle comble d’aise, vous imaginez !, les investisseurs.A la Bourse suisse, la séance s’est ouverte à + 2,2 % par rapport à la veille. Il y à parfois des journées qui commencent bien ! Sur la journée, le titre gagnait 3,16 %, soit 60,45 Francs suisses.
 

Cher(e)s collègues, chères collaboratrices, chers collaborateurs et, si j’osais, cher(e)s camarades, je n’ai qu’un mot à vous dire : MERCI. Merci du mal que vous vous donnez au quotidien pour assumer vos fonctions au mieux, dans un contexte économique qui a tant souffert.
 
Merci de votre investissement personnel, de vos sacrifices, de votre dignité pendant cette période troublée durant laquelle nous avons vu partir, plus de 1 000 de vos collègues permanents dont nombre d’entre eux sont restés sur le bord de la route tandis que des dizaines de milliers de salariés intérimaires demeuraient, eux, sans mission.  Mon patron, Patrick de Maeseneire, est encore plus optimiste que tout le monde et a même déclaré : »Nous ne voyons pas de signe de ralentissement et continuerons à exploiter les opportunités dans l’environnement courant, tout en gardant un contrôle étroit des coûts et une discipline des prix ». Au sujet du contrôle étroit des coûts, il a un sens très suisse de l’économie mais ne craignez rien, cher(e)s collègues, je ne serai pas un ingrat.
 
Voici bien longtemps que la CFE CGC m’alerte sur le niveau parfois problématique de certaines rémunérations et, grâce à nos excellents résultats, j’ai décidé d’améliorer, largement et de façon générale, le  niveau des salaires chez Adecco. La performance n’a de sens que si elle profite aux hommes et pas seulement au capital. Je pense que nous sommes tous d’accord là-dessus ?
 
Les négociations annuelles obligatoires débutent la semaine prochaine avec les syndicats dont cette CFE CGC qui veut toujours plus de salaire pour les salariés, des améliorations  des conditions de travail et que sais-je encore ! Comme si j’étais le Père Noël ! Eh bien, ils seront cette fois satisfaits car mon message sera très simple : comme un autre Président dont on parle beaucoup en ce moment, je leur dirai : « Je vous ai compris ».

6h00, le réveil sonne et j’ouvre les yeux. J’ai fait un rêve, je ne suis pas (encore) Président.

(Paru le 10 novembre 2010 dernier sur ce blog)

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