Souvenez-vous, ce n’est pas si loin que cela, la mise en œuvre de PeopleSoft V9. La direction avait enfin découvert la pierre philosophale, le mode de calcul qui allait assurer équité et prospérité pour tous et pour toujours. Sous les critiques et pressions diverses – que vous ne pouvez imaginer, mais nous y reviendrons – nous avons toujours et jusqu’au bout appelé à la plus grande prudence et au principe de précaution puisque aucune simulation un tant soit peu sérieuse ne nous avait été présentée malgré nos demandes répétées et insistantes. Nous avons d’ailleurs été les seuls à tenir cette position jusqu’au bout.
Aujourd’hui, même au plus haut niveau de l’entreprise, chacun reconnaît que PeopleSoft V9 était une erreur et que nombreux sont les salariés qui ont perdu de l’argent – il est aujourd’hui autorisé et même conseille de critiquer PeopleSoft V9 pour lequel aucune critique n’était hier autorisée. Seront-ils pour autant indemnisés et remboursés les lésés ? Bien sûr que non. Nous ne tirons aucune satisfaction d’avoir eu raison mais au contraire, dans l’intérêt des salariés, aurions préférer nous tromper.
Voyez plutôt une rapide revue de nos différentes interventions sur le sujet.
Le 18 février 2010, nous écrivions « Avenants de contrat : de nombreuses interrogations subsistent« . Relisez aussi « Mais où est donc passé la partie variable de notre rémunération » dans lesquels nous évoquions ces fameux recalculs destinés à compenser les défaillances du système. Nous écrivions « 
Dans les agences, le mécontentement au sujet des rémunérations est
presque unanime à quelques exceptions près. La colère monte, lentement
mais sûrement. Les ressentis sont faits d’un mélange de déception, de
découragement et de colère. Le manque de confiance est, lui aussi,
quasi-général. Pour les avenants PeopleSoft V9, c’est carrément le
sentiment d’avoir été dupé qui domine ».
Faut-il y changer aujourd’hui la moindre virgule ?
Dès le 1er février 2010 nous écrivions « Faut-il signer les avenants de rémunération ? » dans lequel nous faisions part au réseau de notre plus grande prudence.
D’ailleurs, à propos des recalculs, le compte n’y était pas et n’y a jamais été comme nous l’évoquions le 5 mai 2011 « L’entreprise fait un geste mais le compte n’y est pas« .Sur le même registre, relire aussi « Que penser des régularisations V9 ?« 
Pouvait-on être plus précis que dans « Nuit et brouillard sur les rémunérations » dans lequel nous écrivions notamment « Tous
les éléments sont réunis pour une insatisfaction quasi générale même
si la communication officielle fait état de 43% de salariés qui
seraient considérés comme bénéficiaires avec le nouveau calcul. A voir
si ce chiffre inclus les exclusions… Quand bien même, elles ne seraient
pas comprises, est-ce à dire que 57% des salariés sont perdants ?
 
Pour clore (provisoirement) sur le sujet, il faudrait aussi s’étonner de ce
que les salariés n’ayant pas fait l’objet d’une régularisation
positive se voient exclus de toute explication quant à leur
rémunération. Contents ou non, ils savent seulement qu’ils n’ont droit à
rien même s’ils sont convaincus du contraire
« .
Enfin, le bouquet « V9 armes de destruction massive des rémunérations ?« . Le point d’interrogation, simple figure de style, ne trompait personne. A relire avec le recul de près de trois ans : tout était dit et surtout écrit. Nous n’avons malheureusement pas été entendu ou trop tard puisque la direction reconnaît l’inanité des modes de calcul mais beaucoup trop tard. Mieux vaut tard que jamais affirme le dicton. Que de temps et surtout d’argent perdu pour les salariés !

2 Commentaires

  1. On nous avait bien dit, à l'époque (2010), "vous verrez ce sera génial, même si ces fichus EDG, personne n'y comprend rien" et quand bien même les RGO n'avaient
    pas ménagé leur peine pour essayer de vous convaincre de parts variables mirifiques et d'un avenir radieux, tout le monde était plutôt sceptique, car l'argument de pouvoir gérer soi-même ses frais de fonctionnement et profiter de la décote du matériel informatique par exemple ne pesait franchement pas lourd dans la balance à coté de la perte de pourcentage sur la marge nette versée aux collaborateurs agence au titre de la part variable. Mais bon, ça c'était avant, nous commencions à peine à entendre parler du nouvel Adecco, qui lui, préparait déjà ses fondations en se dotant de moyens financiers ad hoc via ce tour de passe-passe.

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