Article relevé sur La Tribune.fr du 3 juillet 2014

Alain Dehaze, PDG d’Adecco : «Nous nous engageons
à créer 270 000 emplois durables en trois ans» 


En créant La Chaîne du Oui, Adecco, le numéro Un du travail temporaire, s’engage dans la bataille pour l’emploi durable. Un pari osé et réjouissant.

L’histoire commence en janvier 2013… L’économie est plus que jamais en berne, le chômage n’en finit pas de grimper, les entreprises inquiètes et parfois au bord de la faillite sont peu enclines à l’investissement, le climat politique est délétère… Bref, c’est la crise ! Mais cette fois-ci la grande ; celle amorcée en 2008 et qui n’en finit pas de s’installer avec un naturel parfois déconcertant. Celle qui aujourd’hui encore fait obstacle à la croissance.


Pourtant, face à ce marasme ambiant, certains ont des idées somme toute improbables comme celle d’Adecco France par la voix de son PDG Alain Dehaze qui décide de créer 270 000 emplois durables en 36 mois. Un challenge un rien frondeur, pour le leader mondial du travail temporaire ! Quant à son improbabilité, pas si sûr quelle le soit finalement. «C’est vrai, de prime abord, cela peut paraître antinomique qu’Adecco ait décidé de créer de l’emploi durable. Pourtant, nous sommes un tremplin vers l’emploi pérenne. C’est pourquoi, fort de cette dynamique, nous avons décidé de nous engager dans la lutte contre le chômage. Au delà de notre place de leader, nous sommes très fiers de nos engagements sociétaux. Notre responsabilité sociétale est fondamentale et participe à un consensus incroyable au sein de nos équipes. C’est enrichissant et valorisant de se dire que l’on contribue à créer des emplois». Et quand on demande à Alain Dehaze si le chiffre de 270 000 emplois durables en 3 ans, ce n’est pas un peu ambitieux, il rappelle «qu’au regard des trois dernières années, Adecco France en a créé 230 000. Aller au delà, c’est un challenge, un engagement qui mobilise positivement les énergies».
Oui à l’emploi ! 
Et de l’énergie, il en faut pour mettre en œuvre un tel programme. Des partenaires aussi ! «Le
17 janvier 2013, en créant La Chaîne du Oui, nous avons lancé un appel
auprès des entreprises et des institutions qui, comme nous, souhaitent
dire Oui à l’emploi et s’engager à en créer avec Adecco,
poursuit Alain Dehaze. C’est
essentiel d’agir ensemble et de réunir nos forces quand on considère la
situation économique du pays. En nous rejoignant, les entreprises
signent avant tout une charte d’engagement moral à réfléchir aux
solutions créatrices d’emplois».
A mi chemin des 36 mois, ce sont
près de 400 entreprises qui ont rejoint La Chaîne. Si au début, ce sont
surtout des grands groupes et des entreprises du CAC 40 qui rejoignent
le mouvement, l’élan est aujourd’hui donné sur les grandes entreprises,
PME, ETI, TPE sur tout le territoire. Objectif ? Compter 1000
entreprises en décembre 2014. «Notre but est de réfléchir avec nos
partenaires, de considérer leurs problèmes, tout particulièrement dans
le recrutement, et d’essayer de trouver des solutions ensemble».

Quand on sait qu’en France, il y a 300 à 500 000 candidatures non
pourvues faute de trouver les bons profils…L’ambition n’est plus du
domaine de l’utopie mais bien de la réalité.
 
Agir ensemble
D’ailleurs,
des actions solidaires, vouées à l’exemplarité, ont déjà été mises en
place. Avec L’Oréal, Adecco France vise l’emploi des jeunes issus de
zones défavorisées. Ensemble, ils ont créé des formations en
merchandising commercial sur deux ans, en alternance. A considérer qu’un
jeune sur quatre en France est sans travail, l’urgence d’un tel
programme participe à l’évidence de l’engagement. Avec ADP, le leader
mondial de la gestion de la paye, un autre public défavorisé est ciblé :
les personnes en situation de handicap. Elles sont sélectionnées selon
leurs affinités pour les mathématiques simples puis formées pendant six
mois en alternance. «Aujourd’hui, c’est une nécessité de démystifier les peurs par rapports aux jeunes et au handicap, affirme Alain Dehaze. Nous
avons des exemples et des bonnes pratiques qui montrent que ce sont des
réussites. C’est à nous de dire au client : essayez, soyez
bienveillants par rapport à ces publics. Faites leur confiance, ce sont
des personnes motivées et engagées ; elles ne font pas obstacle à la
performance».
Et si en mars dernier, 50 % des objectifs de La
Chaîne du Oui sur les 130 000 emplois classiques sont atteints, il reste
que sur les 100 000 emplois jeunes et 40 000 emplois de personnes
fragilisées visés, le chiffre peine à atteindre 30 % et aurait largement
besoin d’un coup de pouce.
 
Rejoindre le Cercle 
Qu’à cela ne tienne ! Détermination et enthousiasme font bon ménage et Adecco décide de lancer « Oui ! Le Cercle pour l’emploi ». «C’est
un Think Tank dans lequel nous réunissons une fois par trimestre les
signataires de la Chaîne pour réfléchir à recruter autrement,
explique Alain Dehaze. On
s’interroge sur comment mieux répondre aux besoins de l’économie,
faciliter l’insertion, encourager les pratiques innovantes de
recrutement, tout cela pour faire avancer l’emploi en France. Nous nous
battons pour l’attractivité et la création d’emploi»
. Belle
bataille qui ne tardera pas à faire écho auprès de dirigeants
d’entreprise convaincus de la nécessité d’agir pour l’emploi. Et bel
élan de solidarité qui ne demande qu’à être suivi.
 Pour rejoindre La Chaîne du Oui cliquez sur www.lachaineduoui.fr
Les résultats de La Chaîne du Oui (3 juillet 2014) :
Objectif total : 43 % soit 116 523 sur 270 000
Emploi durable : 54,8 % soit 71 276 sur 130 000
Personnes fragilisées : 31,2 % soit 12 752 sur 40 000
Jeunes : 32,5 % soit 32 495 sur 40 000
Source : La Tribune.fr

6 Commentaires

  1. "Notre responsabilité sociétale est fondamentale et participe à un consensus incroyable au sein de nos équipes"

    H A L L U C I N A N T !

    On vit pas dans le même espace-temps, hein ?

  2. Mais que font les syndicats . Avez vous demandé un rendez vous au ministère du travail pour exprimer la vrai vie chez Adecco…!D'un cote on licencie, on pousse les collaborateurs au burn out et de l'autre on joue les jolies coeur en faisant des annonces .

  3. Les syndicats disent souvent "mais que font les salariés ?" Le taux de retour des signatures de contrat CT sont excellents. Je connais un directeur d'agence qui a signé son avenant, estimant lui-même que cela lui faisait perdre 6 K€ par an.
    Mais, parallèlement, il y a des salariés qui bougent avec nous, d'autres qui sont prêts à le faire et de nombreux signes encourageants ces derniers mois.
    Alors les "Yakafokon" du genre "que font les syndicats ?" feraient mieux de se sortir les doigts d'où je pense et de passer à l'action avec leurs collègues plus courageux.

  4. la chaine du oui a l'emploi me fait bien rire moi qui ai été licencié par ce que trop nombreux avec la fusion

    enfin bon l’enfer est pavé de bonne intention

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