Le moins qu’on puisse dire c’est que la parole se libère en ce qui concerne la Contribution totale… Nous avons alerté en son temps sur les dangers de ce système de calcul qui allait, bien entendu siphonner les résultats de bon nombre d’agences. Dans la barre de recherche de ce blogue, il suffit de taper « contribution » ou « confiscation » pour accéder à nombre d’articles sur le sujet et à nos tracts d’alerte. Bien entendu, il y a des gagnants à ce système, le tout étant de ne surtout pas trop développer ses parts de marché et de cantonner son agence à de relativement faibles volumes à bon niveau de rentabilité. Les prises de marchés importants se feront pour la gloire et la beauté du geste, ce qui peut certes sembler noble et élevé mais ne nourrit pas forcément son homme.
De nombreux cadres, des cadres supérieurs même, ont quitté l’entreprise, manifestant ainsi par leur sortie un profond désaccord avec ce système hautement prédateur. D’autres restent mais n’adhèrent pas pour autant à ce système qui a réussi à faire fondre l’essentiel des résultats du réseau. Les résultats des agences et par conséquent des zones et directions opérationnelles sont bien souvent à pleurer et ici et là on ne cesse de s’interroger sur la disparition du fruit d’un travail exigeant et prenant. « Mais où est donc passée ma marge brute » entend-on ici et là. Comment peut-on, par exemple, passer d’environ 100 000 euros de marge brute à -10 000 de CT sur un mois ? C’est le méga-bonneteau du siècle, le gouffre de Padirac et le triangle des Bermudes tout à la fois.
L’autre jour, un Directeur de zone, visiblement agacé et lassé de devoir manager des équipes désabusées et désengagées s’est même écrié « la contribution totale, c’est de la daube ». On nous rapporte que nombreux sont les cadres, au plus haut niveau de l’entreprise ou non, à « se lâcher » sur le sujet et à tenir des propos du même acabit voire plus corsés encore.
Le système est-il réversible ? Peut-on en imaginer un rendant à chacun la juste part de son travail ? Ne rêvons pas trop. Aujourd’hui la passivité de nombre de salariés incite la direction à poursuivre sa course frénétique et à peine la Confiscation totale a-t-elle étalé ses effets les plus pervers qu’il est déjà question d’une C.T. budgétée. Nous clamons et écrivons depuis des années – nos lecteurs, sympathisants, adhérents et militants le savent bien – que le système ne s’arrêtera jamais, sauf si s’organisait une mobilisation massive, durable et organisée. La vache à lait, bien que passablement affaiblie et anémiée, peut encore réserver quelques sévères ruades si l’on continue à s’acharner sur ses pis.

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