L’emploi temporaire progresse de 7,3% sur un an en
moyenne. La région Bourgogne-Franche-Comté se détache nettement avec une
hausse de 16,7%. Ces chiffres confirment la bonne santé de l’emploi
temporaire en France. 
 

L’emploi temporaire se porte bien en France. Selon le dernier baromètre Prism’emploi publié ce 27 mars, la
progression de l’intérim reste solide en février avec une hausse de
7,3% par rapport au même mois de 2017. Cette progression marque un léger
ralentissement par rapport à celle de janvier (8,4%). Sur l’année, plus
de 45.000 emplois supplémentaires ont été crées dans le travail
temporaire, dont 10.000 en CDI intérimaires. Dans la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée le 21 mars dernier, des
chiffres relativement proches (56.000 créations pour l’année 2017 dans
l’intérim)  traduisent un marché du travail plutôt dynamique.

« En
2017, l’emploi intérimaire a continué de nettement progresser mais un
peu moins vite qu’en 2016 (+98.000). Il a augmenté vivement (26.000) au
second semestre 2017, comme au premier (30.000). Particulièrement
réactif aux fluctuations de l’activité, il s’est redressé plus tôt que
les autres composantes de l’emploi pour dépasser en 2017 les niveaux
élevés qu’il avait atteints avant la crise économique de 2008-2009. »

Une progression dans toutes les régions

Au
mois dernier, toutes les régions ont connu une hausse de l’emploi
intérimaire. Cette tendance présente néanmoins des contrastes
relativement importants. Les effectifs intérimaires ont augmenté le plus
fortement en Bourgogne-Franche-Comté (+16,7%) dans les Pays de la Loire
(+13,6%) et en Bretagne (+10,9%).

En
revanche, l’lle de France (0,3%), les Hauts de France (2,8%) et
l’Occitanie sont les trois régions qui ont connu les plus faibles
variations à la hausse sur l’année écoulée.

Les transports toujours en tête

Parmi
les secteurs économiques, l’emploi intérimaire progresse le plus
fortement dans les transports (16,5%) suivis par l’industrie (7,5%), le
BTP (6,5%) et les services (4,8%). A l’inverse, les effectifs baissent
dans le commerce. L’industrie reste le secteur le plus demandeur en
termes d’emplois temporaires, suivie des services et des transports.

Les missions durent en moyenne 1,9 semaine

Selon
les chiffres du ministère du Travail, 297.000 personnes intérimaires
travaillaient dans le secteur tertiaire à la fin de l’année 2017, soit
1,5% de l’ensemble des salariés du secteur.

« Sur un
an, le nombre d’intérimaires dans le tertiaire progresse solidement
(+12,5 %, soit 32.900 intérimaires de plus qu’au 4e trimestre 2016. »

La
durée moyenne des missions s’élève environ à 1,9 semaine. Les durées
présentent néanmoins des disparités selon les secteurs. Dans la
construction, les missions durent environ 3 semaines en moyenne contre
2,3 semaines dans l’industrie et 1,4 semaine dans le tertiaire.

L’intérim se développe surtout chez les ouvriers non qualifiés

Au
regard des chiffres présentés par Prism’emploi, l’emploi intérimaire se
développe surtout chez les ouvriers non qualifiés (10,3%), les ouvriers
qualifiés (7,3%), les employés (+5,3%) et les cadres et professions
intermédiaires. Si cette dernière catégorie semble moins dynamique que
les autres, elles représentent tout de même 11,5% des effectifs
intérimaires par qualification.

Compte
tenu des enquêtes menées par l’Insee auprès des chefs d’entreprise,
l’intérim devrait encore progresser au cours du premier semestre 2018
sur un rythme similaire (+20.000) à celui de l’an dernier.

Source : La Tribune 

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