Du 6 au 29 août, rediffusion des articles les plus lus depuis septembre dernier
Publié le 15 décembre 2017
Le
3 octobre dernier, nous avions décidé de transgresser un tabou et,
comme on dit, de mettre les pieds dans le plat au sujet de la situation
vécue par les salariés du Middle Office. Notre article « Les Centre de services au bord de l’implosion » battit tous les records de lecture, transferts et duplication, entre autres sur les réseaux
sociaux. Nous avions visiblement levé un lièvre de taille. La direction
et certaines organisations syndicales nous reprochèrent ces révélations
et déclarations fracassantes mais nous avions décidé de porter sur la
place publique ce que l’on étouffait depuis trop longtemps. Nous n’avons
jamais trop été du genre « petits meurtres entre amis ». Le 17 octobre,
nous récidivions en relatant dans notre article « Middle Office : un CCE sous haute tension »
la réunion du Comité central d’entreprise tenue en présence du patron
du Middle Office, visiblement perturbé par nos articles et surtout les
commentaires postés par ses ouailles sur notre blogue.




La
vérité oblige à dire que ce jour-là nous sommes, hélas, montés seuls au
créneau, tentant de défendre au mieux les salariés, tous les salariés,
cadres comme non cadres du Middle Office et d’obtenir de tangibles
engagements d’amélioration des conditions de travail. Force est de
constater que nous sommes restés sur notre faim comme nous l’avons
relaté dans notre article : « Le hic c’est qu’à aucun moment
nous n’avons entendu évoquer la moindre proposition concrète, la plus
maigre ressource allouée, la plus infime attribution de moyens
supplémentaires. Pas même un maigre aveu ou le moindre zeste de
contrition. Les pistes d’amélioration ne manquent cependant pas, sous
réserve que l’oncle Picsou accepte de desserrer un tantinet les cordons
de la bourse (et de la Bourse). »




Aujourd’hui,
l’oncle Picsou a-t-il un tant soit peu desserré les cordons de la
bourse ? La réponse semble clairement négative selon les remontées qui
nous sont faites. L’action de la direction semble se limiter à de
modestes tentatives de réorganisation s’apparentant plutôt à une partie
de bonneteau. Les problèmes se multipliant, la direction semble en effet
n’avoir d’autre
solution que d’en résoudre par ci pour en déplacer par là. La
réaffectation d’agences d’un centre à un autre soulage provisoirement le
premier pour saturer un peu le second. C’est un peu un jeu à somme
nulle dans lequel perdants et gagnants se croisent et s’entrecroisent
sans que jamais leur nombre relatif ne varie. Les problèmes se
déplacent, c’est tout.




On
nous rapporte qu’une stratégie, plus ou moins occulte, consisterait à
favoriser l’implantation de centres « Middle Office des champs », dans des
zones rurales donc, afin de limiter autant que possible la rotation des
effectifs. A défaut de pouvoir enchainer les salariés aux radiateurs,
la solution consisterait donc à les éloigner des centres urbains aux
opportunités d’emploi nettement plus foisonnantes.




Cet artifice évoqué, quid
de l’allocation de ressources suffisantes pour favoriser des conditions
de travail acceptable, de la politique de recrutement prévisionnel, de
l’intégration et de la formation des nouveaux entrants, de l’analyse de
la charge de travail, de la rémunération des heures travaillées ? Sur
tous ces points et d’autres, la situation évolue-t-elle dans le bon sens
?
Fait-il
meilleur travailler aujourd’hui à Middle Office qu’il y a deux, six ou
douze mois ? C’est la seule question qui vaille et pour en appréhender
la réponse nous lançons donc une enquête sous forme d’appel à
témoignages. Commentaires sur ce blogue, courriels, appels téléphoniques à votre élu le plus proche : prenez la parole !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici