Article intéressant paru dans l’Usine Nouvelle et dans lequel le PDG du groupe Adecco s’exprime sur la conjoncture. Nous ferons cependant deux remarques. Si l’industrie automobile est à la peine, c’est essentiellement dû aux orientations insensées d’une fiscalité dite verte qui devient insoutenable et aux attaques injustifiées et purement idéologiques contre la voiture individuelle et notamment la filière diésel, la plus dynamique du secteur. Cette démolition concertée et organisée du secteur industriel automobile explique évidemment, en grande partie, le recul des ventes.
Deuxième observation, le Brexit a bon dos mais les chiffres sont impitoyables : même si le journal de 20 heures ne nous le dit pas, jamais l’emploi n’a été aussi florissant en Grande-Bretagne qui atteint le plein emploi avec un taux de chômage réduit à 3,9% (contre 8,7% en France) et une hausse des salaires moyenne de 4%, score jamais atteint depuis 2008.(NDLA)
Les incertitudes liées au Brexit, la guerre commerciale sino-américaine et l’atonie du secteur manufacturier en Europe, où l’industrie automobile est à la peine, pèsent sur les embauches, a déclaré ce 8 août Alain Dehaze, le directeur général d’Adecco, qui a fait état d’une baisse de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre.  
Pour le directeur général d’Adecco, Alain Dehaze, l’industrie va rester en zone de turbulences. « [Le Brexit] affecte vraiment le climat – cela se traduit par un recul des recrutements permanents et temporaires », a-t-il dit à Reuters.  

Sur la période avril-juin, le chiffre d’affaires du numéro un mondial du travail temporaire a reculé de 3%, contre un repli de 2% au premier trimestre. Cette baisse a continué au même rythme en juillet. Le ralentissement dans l’industrie et l’automobile, qui a affecté des entreprises comme Siemens et BMW a également pesé sur l’activité du groupe suisse en Europe. « La principale inquiétude vient de l’Europe, où l’on observe une vraie décélération », a déclaré Alain Dehaze à Reuters. « Les incertitudes sont nombreuses, il y a le Brexit (et) la guerre commerciale dont pâtit l’industrie automobile allemande, qui doit également faire face aux défis des voitures électriques. » 

Les spécialistes du travail temporaire sont considérés comme de bons indicateurs de la santé de l’économie, les entreprises recrutant du personnel au début de la reprise et réduisant leurs effectifs en période de ralentissement. Le néérlandais Randstad, numéro deux mondial du travail temporaire, a fait état le mois dernier d’un résultat opérationnel (Ebita) en baisse de 4% au deuxième trimestre pour un chiffre d’affaires en repli de 1,7%.  
La marge d’Adecco s’améliore  

Adecco a déclaré qu’au vu de toutes ces données, une amélioration à court terme était peu probable. Alain Dehaze a également dit s’attendre à ce que la faiblesse du marché allemand, où les ventes d’Adecco ont baissé de 15%, perdure. Les entreprises aux Etats-Unis et en Asie sont restées confiantes, a dit le directeur général d’Adecco, qui poursuit sa politique de réductions de coûts.  

Le chiffre d’affaires trimestriel s’est établi à 5,92 milliards d’euros, conforme au consensus des analystes fourni par le groupe. Le bénéfice net a reculé de 6% à 159 millions d’euros, supérieur au consensus de 144 millions. Les analystes saluent l’amélioration de la marge, qui a progressé de 20 points de base. L’action prenait plus de 1,6% à 52,84 francs à la Bourse de Zurich vers 8h25 GMT.  
« La tendance des ventes est faible, comme prévu, mais Adecco a marqué des points avec l’augmentation de sa marge », commente Marco Strittmatter, analyste chez Zuercher Kantonalbank.

Source : L’Usine nouvelle 

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