Les Directeurs opérationnels et de zone connaissent les budgets 2020 qu’ils auront à répartir à leurs équipes depuis le jeudi 7 novembre, c’est-à-dire depuis un mois et, notons-le, un peu moins d’une semaine avant le dépouillement du premier tour. Une légende urbaine tente de nous faire accroire qu’un viril bras de fer oppose DZ et DO sur le sujet, ces derniers continuant eux-mêmes à ferrailler avec la forteresse zurichoise pour tenter de modérer sa boulimie. Tout cela retarderait la diffusion des objectifs mais relève en fait d’une aimable affabulation puisque nous savons qu’il n’y a et aura aucune marge de négociation. Le 21 novembre dernier, dans notre article « Le Budget Nouveau est arrivé« , nous écrivions « De
plus, cette année, le budget n’est nullement négociable : c’est 30% ou
30%, au choix. Sinon, c’est 30%. Les années précédentes existait quand
même un semblant de négociation
« . Il s’agit évidemment de la moyenne globale d’un budget qui sera savamment distillé aux agences du réseau. Le seul mode d’opposition dont bénéficient DO et DZ consiste à se démettre. Tout cela est connu mais il y a des vérités parfois bonnes à rappeler.
L’augmentation démentielle des budgets sur une année annoncée particulèrement difficile par l’ensemble des milieux institutionnels, financiers, bancaires, l’OCDE et on en passe, annonce clairement la réduction à sa plus simple expression de la part variable de rémunération en 2020. L’équation proposée peut se résumer à : travailler plus, avec moins de moyens et pour gagner moins.
Nous apprenons que ces objectifs qui, pour un certain nombre d’entre eux ne sont plus ambitieux mais carrément décalés et hors-sol, seront annoncés aux managers et aux équipes à partir du 20 décembre. Ce qui n’empêche pas nombre de ceux-ci d’avoir pris connaissance d’objectifs segmentés (ETP, MB, CD2I…). Mais il semblerait, selon notre petit sondage, qu’en ce qui concerne l’annonce des budgets de contribution totale, la CT, elle ne prédédera que de peu le père Noël. En guise de cadeau, c’est un peu raide mais surtout, le 20 décembre, c’est – quel hasard ! – le surlendemain du dépouillement du second tour des élections professionnelles. L’entreprise aura donc attendu la fin complète du processus électoral pour « cracher sa Valda » comme on dit. Des fois que les cadres, inquiets et surtout fâchés ne se mettent à voter massivement pour le syndicat qui les défend réellement ! 
Côté jardin, nous avons donc une entreprise qui prétend déplorer le très faible niveau de participation électorale (le plus faible de la profession) et côté cour nous assistons à une stratégie visant à réduire le taux de participation en pratiquant la rétention d’information jusqu’à la conclusion du second tour. 
La meilleure réponse à apporter à cette stratégie de louvoiement, c’est de voter massivement pour la CFE-CGC, l’organisation syndicale qui vous en dit un maximum et vous défend au jour le jour. Qui d’autre vous en dit autant ? Qui d’autre aborde clairement ces sujets ? 

5 Commentaires

  1. ça manque quand même de transparence tout ça; Pourquoi ne pas nous communiquer les budget dès leur connaissance et nous considérer comme des adultes ? de pire en pire

  2. Voilà on sait maintenant ! C est plus 30 avec Ct identique à 2019 autant dire adieu à la PV !!!
    Je n aimerais pas etre DZ en ce moment obliger de passer les plats puants de la direction en essayant de nous convaincre
    Honteux et lamentable !!!!et surtout tres lâche car pris en otage par les clauses de non concurrence !!!
    Pour ma part clause ou pas clause c est décidé !!!!

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici