Du 24 juillet au 21 août, rediffusion du
« meilleur de l’année »

Article paru le 21 janvier 2020

Le retour de Mister Restructurite

Cette
année, le réseau Adecco, notamment celui que l’on appelle maintenant
« Solutions » n’aura pas droit à sa grand-messe annuelle dénommée – ou
plutôt baptisée, si l’on veut rester dans le ton – Kick off. Cet
anglicisme, aujourd’hui banalisé dans nombre de grandes entreprises,
mêle les notions de coup d’envoi, démarrage et de rapidité. 




Il
faut, soit dit en passant, toujours se méfier des anglicismes et
traductions un peu rapides ou approximatives. Il y a quelques années, du
temps où de telles manifestations s’appelaient encore « réunion de
lancement », notre PDG nous avait concocté une entrée fracassante et
mémorable, blouson de cuir rouge et posture « one again » (voyez, je m’y mets aussi…), au son et tempo de « Beat it« ,
une chanson de Michael Jackson. Un rien impertinent, nous avions publié
la traduction des paroles de ladite chanson dont le titre exprime un
impératif fort peu courtois : « Casse-toi ». Vous pouvez retrouver cet
article et la traduction intégrale de la chanson en cliquant sur : « Casse-toi« .
Avouez qu’en termes de fidélisation des salariés permanents on a déjà
vu mieux. A moins que ce ne soit de l’humour au vingt-septième degré !




Officiellement, la disparition du Kick off
national relèverait, nous dit-on, d’un impératif budgétaire et de la
nécessité de réaliser des économies. Pas question de nier le coût global
de pareil rassemblement lorsqu’il s’agit d’y convier plus de mille
cadres, trajets, hôtellerie et restauration compris. Mais cela s’est
toujours pratiqué et constitue aujourd’hui encore l’un des rituels forts
dans nombre de grandes entreprises, au nom de la cohésion, du partage
d’information et tout simplement de la convivialité entre collègues qui
n’ont bien souvent d’autre occasion dans l’année de se revoir. Ces
réunions de lancement sont aussi la meilleure occasion de communiquer
autour des projets, de la marque, de l’avenir du groupe, l’opportunité
de susciter l’envie, de remotiver des troupes parfois lasses et
découragées et en tout cas fatiguées. Cette décision nous apparait
d’autant plus incompréhensible que d’autres entités du groupe (Onsite,
PME…), aux moyens plus limités, n’ont pas renoncé à cette
manifestation annuelle.




Et
si la véritable explication de ce renoncement se trouvait ailleurs ?
Nos dirigeants ont-il vraiment envie de se retrouver face-à-face pendant
près de deux jours avec l’ensemble des cadres de l’entreprise ?
d’entendre des commentaires déplaisants, des critiques récurrentes et de
se voir infliger des questions embarrassantes ? N’ont-ils donc aucun
message positif à transmettre pour redonner de l’envie et de l’espérance
? Ce serait l’occasion idyllique ! Nous conclurons sur ces quelques
questions auxquelles chacun est libre d’apporter sa réponse.

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