Comme c’était prévisible, les pressions se multiplient en faveur d’une intensification de l’action commerciale auprès des fameux HAN (clients hors accord national). En effet, à mesure du transfert des clients AN (sous accord national) et sur le principe des vases communicants, c’est à un véritable transfert d’activité que nous sommes sommés de procéder puisque, tout au moins dans l’immédiat, les HAN ne devraient pas être basculés dans le giron de TSC. Il reste aux agences, à se rabattre sur les HAN, et ce que l’on a appelé, selon les périodes, le retail ou le diffus.
Du lundi 30 mars prochain au vendredi 3 avril, c’est même une semaine entière qui sera consacrée à la prospection des HAN pour tenter d’augmenter la base clients et les parts de marché alors même que les agences sont progressivement dessaisies de leurs clients les plus importants et que l’omnicanalité préconisée ainsi que QAPA s’affaireront à en récolter le butin.
L’agence de demain
Il serait sans doute excessif (mais tentant) de renommer l'”Agence de demain” en “Demain sans agence”, et pourtant si l’on s’en tient aux chiffres, qui réalise que le réseau Adecco France ne compte plus que 450 agences, environ, auxquelles il faut ajouter près de 500 points Onsite alors que, dans son rapport “Analyse économique et financière 2019”, notre expert-comptable auprès du CCE Central dénombrait “1 131 agences Adecco actives” ? Soit 681 véritables agences de ville disparues en 6 ans dont une bonne partie transformées en sites Onsite. Qui en parle ?
De ces 450 agences résiduelles, combien en restera-t-il dans 2 ou 3 ans ? Sans doute moins de 300, selon nous. L’affaire vient de loin et nous nous permettons de citer à nouveau notre article du 21 février 2020, il y a six ans à un mois près, qui annonçait froidement la fin des agences. (cf l’article cité : ” Le DRH de l’un des majors de la profession annonce la fin des réseaux d’agences et des “relations physiques” “. Qui d’autre que nous vous a régulièrement relayé les informations essentielles sur cette véritable “fonte” du réseau et la quasi-disparition, à terme, des réseaux physiques ?
Par ailleurs, le dernier bilan GEPPMM présenté aux élus hier et la teneur du CSE Central de ce jour à Paris ne laissent plus aucun doute sur les grandes manœuvres en cours : nous vivons actuellement et allons vivre dans les deux années qui viennent, l’un des plus importants plans sociaux de l’histoire de l’entreprise, même si notre direction s’efforce de démentir farouchement cette intuition.
Vous savez pouvoir compter sur nous mais, surtout, ne restez pas isolé(e). Envers et contre tout, nous continuerons de porter la parole des cadres et de défendre au mieux leurs intérêts, comme nous l’avons fait toutes ces dernières années.



Tout ça n’est pas réjouissant mais reflète bien notre triste réalité.
Quel avenir pour les collaborateurs des champs ?