Nous avons déjà tout dit et tout écrit sur le sujet et sur les conséquences prévisibles de l’application du mode de calcul dit de « contribution totale ». Nous avons multiplié les articles sur ce blogue et les tracts afin d’alerter l’ensemble de nos collègues sur cette modification plus que suspecte du mode de calcul de la part variable de rémunération.
Posons-nous déjà une première question très simple : une entreprise dont le marché et les marges sont en régression modifie-t-elle son mode de calcul des rémunérations pour favoriser les salariés et les augmenter ? Question très basique mais dont la réponse sous-tend le raisonnement.
La direction aura tout fait pour dissimuler l’évidence de la réponse à cette question et tout y est passé. Coté face, une date limite de signature juste avant la diffusion des résultats du mois d’avril, puis un petit délai permettant une signature juste après la publication de résultats étonnamment bons, puis la promesse de rétrocession d’une part de CICE dont on se demande bien ce qu’il vient faire en cette galère, puis, enfin, une remontée de la part relative variable de 40 à 75% du fixe, ce qui nous fait une belle jambe puisque chacun a compris que la part variable allait devenir une denrée rare. A propos du CICE d’ailleurs, cette mention est-elle bien inscrite dans votre avenant ? Avec le montant correspondant ? La durée d’application de cette mesure ? Non, bien sûr…
Coté pile, une pression invraisemblable sur le terrain, des propos dévalorisants, menaçants du genre « Ceux qui ne signeront pas seront mis dans des placards« , « Si on n’est pas d’accord, on quitte l’entreprise » et j’en passe… Drôle de volontariat. Curieux cette impatience à faire signer des avenants dont la direction nous affirme qu’ils ne modifieront pas la masse salariale à la baisse. Pourquoi se montre-t-elle si empressée de faire notre prospérité ?
Ceci dit, il existe un moyen très simple de redonner confiance aux salariés et ce moyen nous l’avons exposé à la direction et écrit sur ce blogue, dès le 29 avril dernier, dans l’article « Défendre nos salaires, c’est maintenant » :
« Depuis l’annonce du nouveau système de calcul de la part variable de
rémunération, nous n’avons cessé de demeurer force de proposition. Nous
avons notamment proposé à la direction de respecter une période
probatoire d’un an (six mois au grand minimum), au cours de laquelle les
salariés continueraient à être rémunérés sur la base de la CDHI tout en
pouvant, chaque mois, comparer les résultats obtenus en contribution
totale et la rémunération qui en auraient découlé
.



Cette sorte de période d’essai vaudrait mieux que tous les discours,
d’un côté comme de l’autre. Quel meilleur moyen de rassurer l’ensemble
de nos collègues ? Transparence absolue, comparaison honnête et, au
final, avis éclairé. Pour la direction, c’est une méthode en or massif
qui permettrait de lever définitivement les doutes.

Le refus systématique de la direction de la moindre période comparative
en dit long sur les conséquences prévisibles de ce nouveau système de
calcul des EDG sur la rémunération. C’est un terrible aveu qu’entendent
les salariés.
« 
Tout n’était-il pas dit ? Sans parler de nos tracts sur le sujet, notamment « L’arnaque« , « De la CDHI à la « confiscation totale«  », « Le casse du siècle« , et le maintenant célèbre « Hands up ! ».
Nous avons donc tout dit et écrit sur le principe de précaution qui devrait inciter les salariés à ne pas signer leur avenant. Nous ne pourrions que nous répéter et peut être même indisposer à la longue, bien que nous demeurions dans notre rôle, aussi est-ce notre dernier appel à la prudence en vue de préserver vos rémunérations. Chacun fera comme il le sentira mais nul ne pourra prétendre ne pas avoir été prévenu, ni que les syndicats n’auraient pas fait leur travail. Bon courage à toutes et tous et bon week-end.

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