Cette année les conditions semblaient réunies pour qu’enfin la direction profite des négociations annuelles obligatoires pour envoyer un signal fort aux salariés.
Hier se tenait à Villeurbanne la dernière réunion de ces fameuses NAO qui n’ont finalement de négociation que le nom puisque quasiment rien n’en ressort les années fastes comme celles qui le sont moins. A se demander d’ailleurs l’utilité de maintenir une participation à ces simulacres stériles. Nous réservons à ce sujet notre position pour l’an prochain. Certains salariés s’imaginaient, un rien naïvement, que la chute des effectifs conjuguée à des résultats enviables et enviés dans la profession, inciteraient nos dirigeants à concéder au moins un léger coup de pouce sur des rémunérations beaucoup trop fixes depuis beaucoup trop longtemps. Sans parler de la formidable manne du CICE qui offre sur un plateau plusieurs dizaines de millions d’euros au nom d’une recherche de compétitivité et de l’emploi. Tonton pourquoi tu tousses ? Cet argent public aurait au moins pu, partiellement bien sûr, servir à marquer l’intérêt porté par l’entreprise aux salariés, non ? Rien d’utopique lorsque l’on sait la décision que vient de prendre l’un de nos concurrents, CRIT pour ne pas le nommer, d’attribuer  une confortable prime à ses salariés au titre du CICE.
Eh bien, cher(e)s collègues, même si nous avons hier eu du mal à le croire, en 2014, une fois encore, il n’y aura rien. Mais cette fois, rien de rien, pas le moindre centime. Oualou, que dalle, macache et peau de zébi réunis. Rien sur les salaires fixes, rien pour les augmentations individuelles – quoiqu’en dise la direction, incapable d’afficher un budget sur ce dernier point -, rien sur le ticket-restaurant. Ah, si, j’oubliais, les montants des remboursement de repas augmentent de 2 euros. Le problème c’est que le remboursement des repas professionnels n’existe plus ou presque. En son temps nous avons d’ailleurs dénoncé avec force cette mesure scandaleuse et avions même été jusqu’à mettre une pétition en ligne. Vous trouverez l’ensemble des articles sur le sujet en tapant simplement « repas » dans la barre de recherche se situant dans la marge de droite de ce blogue.
Les seules augmentations annoncées concernent le salaire minimum de l’entreprise qui prend 1%, c’est à dire moins que l’inflation et l’indemnité kilométrique, 5 centimes. Pour le reste, ce sera la litanie des « maintiens » : maintien du salaire pour congé paternité, maintien des deux jours pour enfant malade, maintien du congé anniversaire.
Vos représentants CFE CGC ont exprimé leur indignation, surtout si l’on compare les résultats de l’entreprise avec ce radinisme érigé en mode de gestion. Le 7 novembre dernier, dans notre article « Les excellents résultats du groupe Adecco« , nous écrivions notamment :

« Dommage que les salaires ne suivent pas l’évolution des résultats nets
du groupe. Vraiment dommage. Un véritable déluge médiatique
d’appréciations positives accompagne la publication des résultats du
groupe pour le troisième trimestre car ces résultats sont tout
simplement excellents. »

Claquemurée dans son bunker zurichois, la direction veut continuer à ignorer encore la sourde colère qui monte du réseau. Aux salariés de tirer, avec calme, sérénité si possible mais détermination et très concrètement dans leur quotidien et notamment leur temps de travail, toutes les conséquences de cette attitude de la direction.

14 Commentaires

  1. "Les gens ne sont des loups que pour ceux qui veulent bien être des moutons"…

    Je ne vois pas pourquoi la direction stopperait, vu que personne ne dit et surtout ne fait rien.
    Pas d'engagement syndical, pas de volonté commune à se battre, les "esprits forts" sont tous partis et depuis bien longtemps.
    Il n'y a plus que des esclaves dans cette boite maintenant et ils sont traité en esclaves.
    Et puis il faut bien reconnaître qu'il y en a plein qui se satisfont pleinement de cette situation et qui sont très heureux chez Adecco.
    Désolé d'être aussi polémiste, mais il y en a un peu marre d'entendre râler et de voir que personne n'agit.

  2. Tout à fait d'accord avec EX : les salariés n'ont finalement que ce qu'ils méritent.La direction suit sa logique financière et comme personne ne bouge il vont au bout de la logique

  3. Je suis ce qu'on peut appeler un ancien du groupe, qui a prit son destin en main après des années de non respect de cette entreprise pour laquelle j'ai tant donné. Quand je lis cet article, je ne regrette définitivement pas mon départ…

  4. Ancien adecco dit :
    Je vois que rien n'a changé et je n'en suis guère étonné.
    Qui monte au créneau pour défendre ces intérêts ?
    A priori pas grand monde.
    La direction à raison de vous presser encore et encore jusqu'à la dernière goute.
    Avoir une masse salariale soumise, faible, sans courage et sous payée, quel bonheur pour un patron.
    Comme le premier commentaire, les esprits forts sont partis depuis longtemps.
    Ce qui restent sont heureux, pourquoi les blâmer ?
    Finalement ou plutôt malheureusement les partenaires sociaux au sein du groupe ne servent plus à rien.
    D'ailleurs ont ils déjà servis à quelque chose ?

    Enfin tout ceci pour vous dire que je ne regrette pas d'avoir quitté cette boîte de m………

  5. Réponse à anonyme de 9h37
    C'est le genre de commentaire auquel je ferai toujours la même réponse : Les partenaires sociaux servent-ils à quelque chose ?
    Ma réponse se limitera à poser quelques questions : Et toi, lorsque tu étais chez Adecco, as-tu fait partie de cette infime minorité d'élus qui se battent réellement pour les salariés ? Votais-tu aux élections professionnelles ? Dans quel syndicat t'investissais-tu pour les choses avancent ? Qu'as-tu fait modestement mais concrètement, à ton niveau, pour que les choses changent, même un tout petit peu ?

    Nous sommes entourés de courageux donneurs de leçons mais malheureusement bien trop peu à agir au quotidien.
    La direction a beau jeu, c'est vrai, et n'a aucune bonne raison de rémunérer plus qu'elle ne le fait ses salariés. J'ai déjà écrit 10 ou 20 fois sur ce blogue que si seulement 30 des salariés étaient syndiqués, tout changerait du tout au tout. C'est une évidence.
    Ici ou ailleurs, le choix se résumera toujours à agir ou subir.

    Pour ne prendre qu'un exemple, combien de salariés continuent à effectuer des heures supplémentaires non rémunérées et parfois pas même récupérées ? Pourquoi voudrait-on dans ces conditions que la direction donne un coup de pouce sur les salaires ?

  6. Nous avons bougé l'année dernière sur l'ouest, résultat nada ! ce qui m'inquiètes aujourdhui dans le réseau ce sont les propos qui deviennent très agressif et menaçant, maintenant on ne tiendra pas longtemps à cette allure là, il est clair que les prochainnes opporunités à l'extérieur seront à saisir

  7. il n'est pas nécessaire d'être syndiqué pour manifester son mécontentement. je ne suis pas syndiqué et pourtant , j'étais de la grève de l'année dernière et je n'ai pas signé..

  8. Ancien Adecco dit
    Merçi pour votre réponse.
    A vos questions je répondrais : ancien élu cfe cgc, 15 ans de boîte, un nombre cohérent de collaborateurs accompagnés dans différentes situations, etc…
    Aurais je pu faire plus ? Oui sans doute.
    Je suis d'accord avec vous quand vous dites, que si 30% des collaborateurs étaient syndiqués, Zurich verrait les choses autrement.
    Malheureusement ce n'est pas le cas.
    Une seule question à se poser, pourquoi les collaborateurs n'adhèrent pas à un syndicat ?

  9. Monsieur du syndicat , que faite vous réellement plutôt que d'écrire, nous voulons u représentant, qui agisse dans l'intérêt de notre médiocre salaire,,,,mais nous qUe faire si ce n'est d'abdiquer , nous avons besoin de vivre, malheureusement, les boulots ne se trouvent plus au coin de la rue. Et l'entreprise en profite, nous le savons tous signer ou ne pas signer , le résultat, kif kif,,,,
    Ce qu'il faudrait, c'est que la France entière s'arrête ,,, en même temps,,, la peut être il,y aurait un electro choc…..

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici