Ebita, notre mascotte préférée
Les résultats du groupe Adecco pour le quatrième trimestre ont été publiés provoquant la déception des boulimiques analystes financiers. Après une croissance s’établissant quand même à 5% pour les premier et second trimestre et 4% pour le troisième, le quatrième a nettement marqué le pas. La France, toujours et plus que jamais premier contributeur du groupe semble avoir pesé lourd dans ce ralentissement mais les États-Unis, en meilleure forme économique (grâce en grande partie à l’inusable planche à billets) ont efficacement contrebalancé ce tassement.
Mais, rassurons-nous, les prévisions de la direction ont de quoi faire saliver les investisseurs et la presse économique observe que le groupe Adecco a régulièrement augmenté le dividende ces dernières années. Le taux de reversement s’établit entre 40 et 50% des résultats nets, ce qui n’est pas rien et revient à 2,00 CHF par action en 2013 et 2014. Ce montant devrait demeurer inchangé en 2015.
Quoiqu’il en soit, la direction monde maintient l’objectif affiché d’une marge Ebita à 5,5% dès 2015 alors qu’elle n’était « que » de 4,4% hors coût de restructuration en 2013. A noter que de suppressions d’effectifs en fermetures de sites, la France caracole nettement en tête avec un Ebita à 5,9%, nettement supérieure donc à l’objectif monde.

Enfin, pour finir sur une note guillerette, les analystes financiers estiment que le titre Adecco fait partie des meilleures performances parmi les valeurs vedettes de l’année en cours. L’action s’affiche même avec une hausse de 9% par rapport à fin 2014, taux nettement supérieur, reconnaissons-le, à l’augmentation des salaires… Si seulement ces bonnes nouvelles pouvaient avoir un impact positif, même minime, pour les salariés.

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