Du 24 juillet au 21 août, rediffusion du
« meilleur de l’année »

Article paru le 8 novembre 2019
 
La
plupart des Directeurs d’agence et managers de site que nous
rencontrons n’en peuvent plus et un certain nombre d’entre eux nous font
part de leur fatigue, leur découragement mais aussi de leurs
inquiétudes face à une gouvernance d’entreprise dont les objectifs leur
échappent et leur apparait surtout néfaste à la pérennité de
l’entreprise et par conséquent à leur avenir.




La
plupart se disent victimes d’une pression excessive et anxiogène, une
sorte de menace diffuse et permanente avec cette détestable impression
de n’être jamais complètement au niveau des attentes et exigences de
l’entreprise. De ne jamais être à jour non plus tant se superposent les
obligations de report d’informations, souvent en doublon, triplon voire
quadruplon, les challenges, l’animation de l’équipe, tout ceci en plus,
bien entendu, des nécessités et contraintes commerciales. Et puis c’est
l’alternance de menaces voilées et directes, tantôt d’allusions
déplaisantes sur le niveau de compétences, la motivation ou l’avenir
dans l’entreprise et tantôt trop précises avec le chantage cynique à
l’envoi de courrier recommandé. Si la menace régulière d’avertissement
ou de licenciement avait un effet bénéfique sur les performances, cela
se saurait mais, ce qui est certain, c’est qu’on ne peut indéfiniment
reporter sur les salariés les erreurs de l’entreprise.




La
direction semble s’enferrer dans un déni du réel, loin des réalités
d’un marché qui se dégrade, comme cela était prévisible et prévu, et 
d’une conjoncture générale plus que morose. Les résultats fraichement
publiés du troisième trimestre en témoignent, nous y reviendrons
prochainement. A l’inquiétante dégradation des indicateurs de parts de
marché, elle ne semble pouvoir trouver d’autres causes que
l’insuffisance du TAC. Pour que tout aille au mieux dans le meilleur des
mondes il suffirait, selon la direction, de toujours effectuer
davantage de visites ou tout au moins de présenter des indicateurs TAC
convenables. Certains membres de la direction en viennent à inciter
froidement les Directeurs d’agence à traficoter leurs indicateurs. En
clair, à ajouter des visites non effectuées et à maquiller des appels
téléphoniques en visites. Chacun se couvre avant la tempête – et tempête
il va y avoir, croyez-nous… – et n’ambitionne que de transmettre au
château, de bels et bons indicateurs. 




Le
Directeur d’agence ou le manager de site ne sait plus où donner de la
tête. Entre les plans Q(4), les WeRock 4, l’exigence de budgets 2019
souvent surévalués et parfois carrément sous-évalués, les challenges et
opérations « Haro sur le pro » ou autres, les outils liés au PCP, à
l’alternance, les 35 PCP à ouvrir avant la fin de l’année, tous avec une
classe d’alternance, les subventions pour les accords-cadres qui
apparaissent, disparaissent, réapparaissent avant de s’évaporer de
nouveau, il y a véritablement de quoi s’y perdre. De quoi devenir fou au
sens littéral du terme.




Nous
conjurons nos collègues cadres de se rapprocher de nous, la CFE-CGC,
l’organisation syndicale dédiée aux cadres. La seule aussi à évoquer
l’ensemble des sujets qui les concernent et à agir au quotidien dans
l’ensemble des instances de l’entreprise.


En attendant, si ce n’est déjà fait, votez aux élections professionnelles.
Compte tenu des délais postaux, il est déjà trop tard pour voter par
correspondance en toute sécurité mais vous avez encore trois petites
journées pour voter par internet.
Ne laissez pas passer cette occasion de vous exprimer.


Si
vous n’avez pas reçu les éléments nécessaires au vote ou si vous les
avez égarés, contactez-nous de toute urgence à l’adresse suivante. Exceptionnellement, réponse asurée ce samedi, dimanche et lundi 11 novembre




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